À la Une

dimanche 10 février 2019

05:17

Retour du podcast "Nature Aventure Survie"

Après 4 ans d’absence, les podcasts reviennent ! 

https://anchor.fm/alban-c

Souvenez-vous, j’avais eu la chance d’obtenir des interviews avec des spécialistes du Bushcraft, de la Survie et du Survivalisme. Désormais, je vous propose une nouvelle formule interactive dans laquelle chaque épisode sera découpé de la façon suivante :
  1. Un sujet libre (une plante, un thème lié au Bushcraft ou une question de spiritualité…).
  2. Deux questions d’auditeurs ou de lecteurs (ATTENTION, lire ci-dessous pour me poser vos questions par message vocal)
  3. Un conseil de lecture (sur un livre lié de près ou de loin à la nature).
  4. Un moment de gratitude pour remercier une personne que j’ai pu croiser dans mes activités.
Ayant pris la décision de quitter les réseaux sociaux, je souhaite vous offrir un moment d’échange privilégié. C’est ainsi que je propose aux abonnés de ma newsletter de me poser leurs questions par mail et que je souhaite relancer mes podcasts pour proposer du contenu régulier.

Le podcast « Nature Aventure Survie » est désormais disponible sur de nombreuses plates-formes d’écoute (aucune excuse pour ne pas le trouver !) dont voici quelques liens (cliquez pour visiter) :
Si ce dernier lien (Anchor.fm) est mis en gras, c’est parce qu’en passant par l’application gratuite ANCHOR (Android ou iOS), vous allez pouvoir non seulement écouter le podcast mais également m’adresser un message vocal avec votre question. Je serai alors en mesure de diffuser votre intervention durant le podcast et de vous proposer éventuellement une réponse. C’est beau le progrès.

J’espère que vous aurez plaisir à (re)découvrir le podcast, n’hésitez pas à me poser vos questions.

Bonne écoute, bon Bushcraft !

dimanche 30 décembre 2018

10:40

Devenez une sentinelle

Dans une fiction des années 90, l’inspecteur Jim Ellison se voit doter de 5 sens hyper-développés suite à une immersion de plusieurs mois dans la jungle péruvienne. Il se voit ainsi qualifié de « sentinelle » sur la base d’études ethnologiques (imaginaires?) dans le sens où certaines cultures tribales étaient supposées sélectionner les hommes possédant le meilleur potentiel sensoriel pour la surveillance de la communauté.

« The sentinel » série des années 90 qui suit les aventures d’un policier aux sens hyper-développés.

Même si l’univers de cette série est imaginaire, on pourra noter un postulat de départ particulièrement réel : passer du temps dans la nature développe les sens. Il est même possible, avec de l’entraînement, d’en développer un sixième. Non pas le « sens de l’orientation » mais plutôt une sensibilité aux directions et à la lecture du paysage. Travailler les sens demande quelques minutes par jour et permet de s’éloigner des écrans qui ravagent notre quotidien.

I – La vue

Sens hautement dominant de l’homme moderne, abreuvé d’images à chaque instants via les écrans en tout genre. De nombreuses études mettent en avant une meilleure détection des mouvements chez les pratiquants de jeux vidéos mais d’autres recherches pointent la dégradation notoire de la vision périphérique chez nos congénères. On accuse ainsi les écrans de ne focaliser la vision que sur une zone très étroite, absorbant l’attention de l’individu qui, plasticité cérébrale aidant, néglige désormais toutes les informations provenant des bords de son champ visuel.
C’est pourtant cette vision périphérique qui se révèle la plus sensible aux mouvements inattendus dans l’environnement. Au détour d’un chemin, c’est elle qui nous averti qu’une masse informe se déplace et ce n’est que lorsque l’on fixera ledit mouvement qu’on identifiera qui un humain, qui un chevreuil, qui une entité que nous n’attendions pas en pareils lieux. Une capacité vitale pour nos ancêtres traquant à la fois leurs proies et leurs prédateurs.

L’exposition aux lumières artificielles et aux écrans détraque-t-elle la vision ? Force est de constater que la fatigue oculaire gagne toutes les franges de la population et que le nombre de porteur de lunettes est en pleine explosion (dites-vous bien que les lentilles de contact sont, de plus, discrètes). Pourtant, les pays de l’est ont une philosophie bien différente en cas de troubles oculaires. Avant même de faire fonctionner le commerce des opticiens, les orthoptistes verront leur carnet de rendez-vous pleins à craquer. À cela, une raison bien simple et surprenante pour nous : la vision se rééduque. Presque aveugle depuis ses 16 ans suite à une infection de la cornée, Aldous Huxley, célèbre auteur de « Le meilleur des mondes » recouvra en quelques mois une vision suffisante pour se passer de lunettes après avoir appliqué les principes de la méthode Bates. L’écrivain produisit alors « L’art de voir », un ouvrage (désormais un peu daté mais toujours intéressant) détaillant les exercices et la méthode lui ayant permis de retrouver la vue.


Vous tremblez devant ce genre de test visuel ? Pourtant, dans la nature les mêmes compétences sont mises en jeu de façon inconsciente.

Quelques exercices peuvent être faits dès le lever : bâiller volontairement pour lubrifier les yeux ; faire bouger les yeux dans différentes directions (sans bouger la tête) au maximum de leur capacité ; cligner fortement des yeux pendant quelques secondes ; pratiquer le tapping autour des yeux ; chauffer les paumes des mains par friction puis les appliquer sur les globes oculaires ; fixer l’extrémité d’un doigt au point de voir les empreintes digitales (jusqu’à loucher si nécessaire) puis fixer un point très éloigné du paysage ; fermer doucement les paupières et regarder vers le soleil en tournant doucement la tête des deux côtés… Combien d’entre nous pratiquent ce genre d’exercices au quotidien ? Une bonne partie de la méthode Bates est basée sur la psychologie, pour en apprécier les progrès, il faut donc pratiquer et être volontaire. En passant du temps dans la nature, ces drôles d’exercices deviennent naturels, on cherche constamment à accommoder la vision à différents plans de la vision, on s’expose à l’alternance d’ombre et de lumière, les yeux sont ainsi sollicités à leur maximum et non figés sur un écran. Toute la méthode Bates repose sur ce principe : les exercices doivent être réalisés de plus en plus longtemps jusqu’à être pratiqués tout au long de la journée de manière inconsciente. Dites au revoir à vos lunettes.


« L’art de voir » d’Aldous Huxley retrace les exercices que l’auteur a suivi pour se passer de lunettes alors qu’il était presque aveugle à 16 ans. Bien que daté (1942), il constitue encore une bonne référence dans l’auto-rééducation visuelle.

La vue étant notre sens dominant, il est recommandé, pour travailler sur les autres sensations de pratiquer en fermant les yeux.

II – Le toucher

Quel organe est responsable du sens du toucher ? « Les doigts bien sûr. » c’est probablement ce que répondront les gens peu habitués à se prendre des tartes, des taloches, des calottes… Les plus endurcis sauront que c’est l’ensemble du corps et plus précisément notre peau qui produit les sensations tactiles au sein desquelles on regroupe les notions de pressions et de température.
Passez la main au dos de votre iPhone dernier cri est vous n’obtiendrez qu’une vague sensation de planitude peu intéressante mais probablement rehaussée par la présence d’un film gras déposé par des mains sales. Reproduisez l’expérience avec l’écorce d’un chêne et vous en détecterez les principaux segments constituant presque des carreaux puis les plus fines aspérités sur ces derniers. Avec un peu d’exercice, il est possible d’identifier un arbre à la main, en fermant les yeux.



L’écorce de chêne s’identifie facilement à ses craquelures et sa rugosité. L’écorce de bouleau est plutôt lisse et est trahie par des lenticelles allongées tout autour du tronc.

De même, parviendriez-vous à repérer une feuille bien exposée au soleil et une feuille d’ombre rien qu’en la froissant, leurs textures varieront d’une espèce d’arbre à l’autre mais on décèlera un type de feuille plus coriace et sec que l’autre. Et que dire des sensations de température sur un support ? Un côté plus chaud que l’autre traduisant une exposition différentielle à l’astre du jour, indiquant ainsi la direction de plus fort ensoleillement, c’est-à-dire, le Sud.
Le vent qui souffle sur notre visage est un autre exemple, pour peu qu’on en connaisse la direction, on pourra aisément déterminer les points cardinaux.

Même sous un voile nuageux masquant le soleil, il est possible de détecter une différence de chaleur sur un support isolé. Le sud sera donné par la température la plus élevée alors que le nord sera plus froid.

Le toucher est parfois un critère d’identification simple. Certains champignons appelés russules se reconnaissent facilement car le toucher de leurs lames est gras. De l’eau au toucher huileux est signe d’une charge en argiles importante et donc d’une érosion notoire, indice que l’on se trouve dans un bassin versant. Si l’on y trouve en plus une surface d’eau irisée, il s’agit soit d’un dégazage sauvage soit de la décomposition de résineux en amont. Si vous ne savez pas différencier les lamiers et les orties, mettez-y les mains. L’un pique et est urticant, l’autre est plutôt doux au toucher. De même en ce qui concerne la digitale (mortelle) et la consoude (comestible) présentant une certaine similitude au niveau des feuilles : la consoude est hérissé de poils rêches rappelant un paillasson, la digitale est bien trop douce et agréable pour être honnête...
Pour pratiquer, rien de plus simple, fermez les yeux et baladez vos mains sur tout ce que vous pouvez trouver dans votre environnement. Prenez conscience des textures, des résistances, des différences de température et d’humidité. Rassurez-vous même si vous mettez la main dans les orties ou les ronces, cela sera une expérience enrichissante.

 La russule charbonnière se remarque par une sensation grasse au 
niveau des lamelles. Photo ©Alban Cambe

Les travailleurs manuels déploreront la présence de callosités sur leurs mains, étouffant les sensations tactiles. Notons qu’elles ne disparaissent pas mais sont simplement atténuées de façon plus ou moins marquée ce qui permet d’être plus ferme et plus résistant avec les plantes citées plus haut.

III – L’ouïe

Il est bien difficile en France de trouver des coins parfaitement exempts de bruits humains. Le son d’une autoroute au loin ou d’un avion de tourisme survolant la zone vient bien souvent gâcher notre sérénité. Nous sommes occupés au quotidien à filtrer des milliers d’informations sonores indésirables : le bourdonnement du frigo, le passage des voitures dans la rue, le craquement des escaliers, les bruits de pas autour de nous… Nous en sommes rendus à un tel point d’acceptation du bruit que certains de nos congénères parviennent à s’endormir paisiblement et lourdement au beau milieu de lieux publics tels que les gares, les parcs, les supermarchés. Pourtant, une des capacités de nos aïeuls qui leur a permis de survivre jusqu’ici était de pouvoir se réveiller au moindre bruit suspect.

Les bruits répétitifs (comme les coups de hache) sont le signe d’une présence humaine. Photo ©Alban Cambe

Enfoncez-vous dans les bois, asseyez-vous contre un arbre et écoutez sans bouger. Au bout de quelques minutes, la nature reprendra ses droits et l’on distinguera des sons inconnus. Les petites bêtes qui creusent, des chutes de branches ou de feuilles, le bois qui craque… On pourra vite identifier, dans certaines régions, des représentants d’Homo sapiens débilicus, sous espèce humaine qui se sent obligé de hurler dans les bois ou d’écouter à plein volume du bruit sortant de leur téléphone portable. Détectables à plusieurs centaines de mètres, ils sont le signe que la civilisation (quoique?) est proche.

L’écho est présent partout où il existe des surface de réflexion des sons. Même les arbres y participent. Un écho franc trahit des surfaces franches : falaises, vallées. L’absence total d’écho indique au contraire un environnement dégagé, on arrive alors plutôt en bordure d’océan. L’écho a été un moyen primordial de définir la distance à la côte par temps brumeux ou de nuit, un coup de canon pouvant être tiré.


Bien qu’il puisse paraître fluet, l’écureuil est véritable bulldozer sonore en forêt. Il retourne les feuilles et fait craquer les branches, on peut donc aisément déceler sa présence à l’oreille.


Seule l’eau « blanche » (agitée) est sonore. Pour déceler la présence d’eau, mieux vaut se fier à une brusque variation d’humidité de l’air ou à certaines plantes indicatrices.

Lors d’une nuit en forêt, vous serez surpris par le volume sonore du moindre froissement de feuille. La course d’un mulot vous fera penser à celle d’un Saint-Bernard. Une famille de sanglier passant à quelques mètres du camp vous laissera imaginer le passage d’une garnison d’ours de plus de cent kilos chacun. Et que dire des cris animaux ? L’auteur est marqué par l’aboiement d’un chevreuil à trois heures du matin par un animal s’étant posté à quelques mètres de son hamac. Il fut ensuite possible de pister l’animal au bruit qu’il faisait en hurlant et en cavalant pendant plusieurs minutes. De quoi vous offrir une bonne décharge d’adrénaline. Passez plus de deux jours (en bivouaquant) dans le milieu naturel et les sons seront décuplés à chaque instant. Le retour à la vie moderne n’en sera que plus difficile ; les symptômes ? Autoradio éteint, portable en silencieux et écrans en tout genre éteints pendant un long moment. Quel plaisir !

IV – L’odorat et le goût

Ces deux sens sont intimement corrélés car basés sur le même principe : des molécules sont dissoutes dans la salive ou du mucus et entrent ainsi en contact avec des neurones spécialisés dans la détection des signaux chimiques. De nos jours, l’homme moderne base ses sensations gustatives plutôt sur le label des emballages que sur une vraie recherche et un apprentissage réel (on en parle des tomates de supermarché et de l’arôme fraise?).

Un air frais, humide et iodé ? Une végétation couverte de cristaux décelables au toucher ? Un goût salé sur les feuilles ? Des preuves sensorielles que la mer est proche.

Afin d’éduquer ces sens, il est bon d’éliminer de notre environnement tout ce qui pourrait interférer : tabac, alcool, parfums divers, produits d’hygiène, dentifrice… Juste le temps de faire quelques tests ! Certains sommeliers refusent même les boissons chaudes.
Les odeurs prennent souvent un raccourci vers notre inconscient, il faut donc sciemment décider d’y prêter attention et s’attacher à les décrire le plus précisément possible. Essayer d’attacher des mots sur chaque nuance permet de constituer rapidement un catalogue fourni de références et donc, de préciser les sensations. C’est ainsi que l’on se retrouve avec de drôles de références dans les descriptions de vins (arômes de pain grillé ou empyreumarique, de prunes, de sous-bois, etc.).
Avec l’habitude, il devient aisé d’identifier des lieux ou des personnes à leur signature olfactive. Certaines stations de métro parisien sont ainsi marquées par une dominante d’oeuf pourri (Châtelet-Les Halles) tandis que d’autres sont étrangement parfumées à la guimauve (ligne 6 autour de Bir-Hakeim).
Il en va de même pour notre environnement où il est facile de distinguer le bord de mer à quelques dizaines de kilomètres (humidité et iode dans l’air) ou la proximité d’une route (odeur de pollution, d’asphalte, de caoutchouc chaud). En pleine récolte de champignons, on trouvera facilement les coins où les promeneurs se sont « oubliés » (VOIR LA VIDEO) et on pourra suivre à la trace les fumeurs au beau milieu des bois…

Le feu en pleine nature est décelable à des centaines de mètres à la ronde. On peut le camoufler, on peut l’enterrer, on peut éviter la fumée avec du bois sec mais le bivouac sera bien vite trahit par l’odeur. Photo ©Alban Cambe

Il en va de même pour le goût qui peut être éduqué par description. Les secteurs de la langue sont également plus ou moins sensibles à diverses réactions chimiques, se concentrer pour identifier où est décelé l’acide, l’amer, le salé est un bon exercice. Pour cela, il vaut mieux ingérer des aliments tièdes et éviter de charger le plat en épices trop fortes. Et dans la nature ? S’il existe de nombreuses plantes comestibles ayant chacune leurs saveurs particulières (la tige de rumex bien mûr se rapproche de la groseille, la consoude cuite rappelle le poisson doux), on peut également trouver des boussoles gustatives. Les grands navigateurs avait la particularité de goûter l’eau de mer pour en déterminer la salinité. Cet indice les renseignant sur l’océan dans lequel ils se trouvaient et/ou la proximité de la côte (mélange avec les eaux douces des fleuves). La maturité des fruits est accélérée par l’exposition au soleil, ils seront donc plus vite consommables au Sud de l’arbre ; les fruits du prunellier ne sont comestibles qu’après les gelées, s’ils sont encore amers et astringents, c’est que la région n’a pas encore connu de grand froid ; les fleurs d’ajonc ont un goût différent selon l’exposition au soleil : au Nord dominent les arômes de pois alors qu’au Sud (fort ensoleillement), c’est la noix de coco qui l’emporte !
 
L’exposition au soleil change la qualité gustative du raisin et in fine du vin. Les boussoles gustatives sont légions parmi les fleurs et fruits comestibles.

Pourquoi de telles sensations exotiques dans nos narines et nos bouches ? Les odeurs et les goûts sont produits par des molécules chimiques particulières dont la concentration varie d’une source à l’autre. Si l’on vous dit que les bourgeons de ronce présentent un fort goût de beurre, c’est que la plante a produit du diacétyle en quantité suffisante pour être décelé. Les producteurs de Chardonnay misent également sur la production de diacétyle lors de la vinification pour signer leur vin.
Prudence cependant, vouloir goûter à tout vous exposerait à certaines déconvenues potentiellement mortelles, utilisez un guide d’identification des plantes comestibles avant de vous lancer dans de curieuses expériences.

La navigation naturelle est une discipline ultra-complète, nécessitant la pleine conscience de notre environnement. Abordée comme un moyen de lire l’environnement et de le comprendre, elle constitue une véritable cure sensorielle permettant d’aborder les aspects méditatifs et de pleine conscience qui nous font défaut dans notre société ultra-connectée. La navigation naturelle flirte ainsi avec le Shinrin Yoku, l’art japonais des « bains de nature ». Les effets en sont tellement bénéfiques sur la santé physique et mentale que le Shinrin Yoku constitue une véritable thérapie dans les pays asiatiques, prescrite par les médecins. Et s’il était temps de s’y mettre pour de bon ?

Découvrez une introduction à la navigation naturelle
sur ma chaîne Youtube 


Pour en découvrir davantage :

lundi 10 décembre 2018

08:38

Bushcraft et survivalisme : entretien chez Alex Ricwald

Conversation avec Alex Ricwald sur les questions d'autonomie et de survivalisme.

Alex propose des entretiens avec différents acteurs du "survivalisme" pour en dresser un portrait multiple et varié à contre-courant de l'image véhiculée par les média.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour vous rendre sur son site et écouter l'entretien.

https://www.alexricwald.fr/contenu/

Alex est également l'auteur de l'ebook "Devenir Survivaliste" disponible sur Amazon Kindle.


Retrouvez ses différentes activités sur son site : http://alexricwald.fr

mercredi 7 novembre 2018

03:28

Défi : le feu avec une seule allumette !


Allumer un feu est une compétence de base à maîtriser pour qui souhaite s’aventurer dans la nature. Le feu réchauffe et réconforte après une journée de marche, il permet de faire cuire sa nourriture et de purifier de l’eau, il permet de faire sécher ses vêtements… Ses implications physiques et psychologiques sont presque infinies rien qu’en terme de confort ; ne parlons même pas d’une situation de survie.

 Et s'il ne vous restait plus qu'une seule allumette, parviendriez-vous 
à allumer un feu ? Photo ©Alban Cambe



En Bushcraft, on a très vite tendance à privilégier des méthodes d’allumage un peu tape-à-l’oeil tels que le feu par friction, le firesteel ou le briquet à silex (pour ne citer qu’eux) cependant, les bonnes vieilles allumettes valent également leur pesant d’or et demandent à être maniées avec subtilité pour être pleinement efficaces.



Les stagiaires participant à l’un des stages de Bushcraft de l’association Nature Aventure Survie n’y coupent pas, il s’agit de leur baptême du feu. C’est un défi qui fait toujours sourire tant les règles sont simples : une allumette, quinze minutes en pleine nature, le chrono tourne. Il convient de s’y frotter régulièrement, au moins une fois par saison pour en saisir toutes les subtilités. L’hiver étant bien installé, le feu trouve toute son utilité et vous gratifiera d’une douce chaleur bien méritée en cas de succès.


 Le baptême du feu, une épreuve simple mais dont le taux d’échec est étonnamment élevé. Photo ©Alban Cambe







Les règles du défi :

- Une seule allumette avec son grattoir à transporter sur votre personne.

- Rendez-vous en pleine nature et décidez d’une zone restreinte.

- Lancez un chronomètre ou mieux, un décompte, pour quinze minutes. Si le temps est écoulé sans qu’une flamme ne soit visible, le défi est raté.

- Vous pouvez adapter la difficulté en vous privant d’un couteau, en pratiquant sans gants en plein hiver, en n’utilisant qu’une seule main… Soyez créatifs !




I – Sélection des matériaux

Comme toujours avec le feu, c’est la préparation en amont de l’allumage qui détermine le succès ou non de l’opération.



Il est envisageable (et vivement conseillé) de faire usage d’initiateurs de feu si le milieu peut vous en fournir : fougères mortes sur pied et sèches (elles sont alors craquantes), akènes divers si tant est qu’on puisse en trouver des secs (clématite, massette, sureau hièble…) ou même écorce de bouleau si tant est que vous en trouviez sur un arbre mort. Il faudra que le bois soit en état de décomposition suffisant pour autoriser l’arrachage à mains nues si vous avez fait le choix de ne pas utiliser de couteau !


 Les initiateurs de feu doivent être secs, fibreux et aérés pour permettre de faire grossir la flamme de l’allumette. Photo ©Alban Cambe



Le petit bois doit être sélectionné avec soin. On évitera de le collecter au sol où il sera probablement chargé d’humidité mais on préférera se tourner vers des brindilles, les plus fines possibles, encore accrochées à leur arbre. Elles doivent être sèches et mortes et satisferont alors au « clac-test » c’est-à-dire qu’elles se briseront nettement avec un claquement bien sec. Les meilleurs essences pour ces brindilles seront chargées de résine : Sapins, épicea, pins, cyprès, etc. mais on pourra se tourner vers du bouleau qui brûle également vivement.


 Des herbes mortes ramassées à même le sol, mauvaise idée ! Photo ©Alban Cambe





Maintenant vient le moment le plus fastidieux : le tri. Décortiquez votre récolte pour isoler les brindilles les plus fines. Cela permet également de sentir le bois qui n’est pas bien sec (il se casse mal) et de l’éliminer. Il doit rester un fagot suffisamment conséquent pour qu’on doive le transporter à deux mains. Les brindilles les plus fines auront la taille d’une mine de crayon, viennent ensuite les branches de la taille d’un crayon puis d’un doigt et ainsi de suite…


 Sur les arbres morts et au bois pourri, l’écorce de bouleau se décolle facilement mais il faut éliminer l’écorce interne potentiellement riche en eau. Photo ©Alban Cambe



II – Préparation du foyer

Mettre la terre à nu sur environ 2 mètres de diamètre. La litière forestière est ainsi rejetée sur le contour d’une zone neutre. Édifier une plate-forme à partir de branches mortes et sèches d’une taille supérieure à celle du pouce. C’est sur cet édifice que vous construirez votre foyer. La plate-forme permet d’affranchir le combustible de l’humidité du sol tout en autorisant son oxygénation. In fine, elle se consumera comme n’importe quel pièce de bois sec.


 Une zone neutre, une plate-forme de bois sec et deux fagots de petit bois pour faire face à des conditions humides. Photo ©Alban Cambe



Si le combustible est limité, on commencera par allumer le petit bois avant de superposer les branches avec un angle de 90° entre chaque étage. Cela permet de conserver une bonne aération du foyer. Dans ce cas, conserver le bois à portée de main. Si la récolte a été plus fructueuse en revanche, on peut se lancer dans un foyer _top down_ où le bois de gabarit le plus important se situe en bas de la pile, chaque étage voyant le diamètre des branches diminuer et l’orientation changer de 90°.


 Les brindilles de bouleau font un excellent petit bois même en
conditions humides. Photo ©Alban Cambe



III – Allumage

Voici la phase la plus délicate où la quasi totalité des personnes s’étant frottées au baptême du feu se sont cassé les dents.


 Les allumettes type OTAN résistent à l’immersion et au vent en raison de leur tête initiatrice très étalée. Une résine en protège le sommet. Photo ©Alban Cambe






Une boîte d’allumettes en écorce de bouleau. Disposer les têtes vers le bas et coller un grattoir sous le couvercle. Photo ©Alban Cambe

 Si la plupart des allumettes du commerce sont à section carrée, les allumettes en papier que l’on trouve facilement dans les bars sont aplaties. De façon transversale, leur meilleure résistance viendra de l’épaisseur la plus forte. De façon longitudinale, c’est la longueur de l’allumette qui fait tout, on préférera donc exercer une force plus importante sur ce plan. Pour limiter les risques de casse, on viendra tirer la tige coincée entre le pouce et le majeur tout en maintenant l’extrémité collée contre le grattoir à l’aide d’un index placé juste au-dessous de la tête. La flamme jaillit du néant grâce à la friction, il ne reste plus qu’à protéger celle-ci par une main en coupe et rapprocher l’ensemble de notre corps.

Pour gratter votre seule allumette, la technique est capitale !










Allumer l’initiateur de feu en plaçant la flamme de l’allumette à environ un centimètre en-dessous. Ne jamais mettre en contact la tête d’allumette et le combustible, cela pourrait étouffer la combustion et ruiner tous vos efforts. Une fois que les flammes se développent, placer d’autres poignées de petit bois juste au-dessus (aucun contact encore une fois) et ne déposer le combustible sur le foyer que lorsque les flammes s’élèvent de plusieurs centimètres.



L’initiateur est allumé par le dessous sans jamais entrer en contact avec l’allumette. On procède de la même façon pour les fagots de petit bois. Photo ©Alban Cambe




Une fois les premières flammes obtenues, ajouter du bois petit à petit en intercalant chaque étage à 90° pour favoriser l’aération du foyer. Photo ©Alban Cambe



CONCLUSION

Le feu avec une seule allumette se pratique pour plusieurs raisons :

  • Il vous astreint à une excellente sélection des matériaux et une non moins bonne préparation de votre foyer.
  • Il vous oblige à être méticuleux avec votre moyen de produire une flamme.
  • Il met en évidence l’importance de la phase post-allumage où les flammes sont encore frêles.



Surtout, il vous confortera dans l’idée qu’il ne faut jamais se reposer sur un seul moyen d’allumer un feu. Il va de soi que pour un « kit feu » (voir Hors Série Survival #1), on sélectionnera plusieurs méthodes d’allumage. Le simple briquet BIC étant la solution la plus simple en cas de coup dur.

Les allumettes semblent presque être de l’anti-jeu dans ce défi mais sortez dans la forêt proche de chez vous et essayez par temps sec, humide, sous la pluie, sous la neige… Il ne tient qu’à vous de tenter la même chose par la suite avec des moyens plus complexes comme un firesteel, un briquet à silex ou pneumatique et pourquoi pas, une méthode faisant appel à la friction. Bon courage !



Pour ne pas se retrouver pris au dépourvu, un kit feu pour le Bushcraft doit contenir plusieurs façons de produire des flammes. Photo ©Alban Cambe

Bon défi, bon Bushcraft !

Retrouvez davantage d'astuces et de techniques pour allumer un feu dans le livre

mardi 4 septembre 2018

04:33

Forge d’un briquet médiéval avec Paulo Simoes

L’allumage de feu au silex remonte à la nuit des temps. L’homme a d’abord tiré parti de minéraux ferreux tels que la pyrite ou la marcassite avant de maîtriser le travail du métal. L’invention de l’acier (alliage de fer et de carbone) a permis la confection de briquets produisant de meilleures étincelles et simplifiant l’action d’allumage. Ces briquets dits « médiévaux » sont en effet percutés contre une arête tranchante de silex afin d’embraser un amadou. Ce dernier va fournir une braise qui sera transformée en flammes dans un nid fibreux.

Le briquet médiéval permet de produire des étincelles au contact d’un morceau de silex. Photo ©Alban Cambe

En visite chez le forgeron Paulo Simoes, nous avons pu assister à la naissance d’un briquet à silex forgé. Partant d’une chute de métal, on aboutit en quelques minutes à un objet joliment travaillé et fonctionnel.

« J’ai beaucoup échangé avec des troupes de reconstitution historique. commente Paulo. Mais désormais, je ne suis plus dans la reproduction, je préfère laisser libre court à mon imagination. Il ne faut pas perdre de vue l’usage du briquet en tant qu’outil. »

Traditionnellement, les briquets (ce mot est issu du Hollandais bricke signifiant pierre à feu) étaient forgés à partir de vieilles limes, l’acier trempé de ces objets ayant une bonne proportion de carbone. « La plupart des limes modernes sont cémentées, uniquement enrichies en carbone en surface, le métal à l’intérieur est médiocre pour réaliser des briquets ! Le seul moyen de s’en rendre compte, c’est d’échantillonner. »

Heureusement, Paulo aime chiner et parcourir les brocantes à la recherche d’acier de qualité. « C’était mieux avant » pourrait-on dire. Au-delà des vieilles limes, il est tout à fait possible d’utiliser de l’acier type XC75.

Les vieilles limes ont été traditionnellement utilisées en Occident pour forger des briquets médiévaux.©Alban Cambe

C’est donc en partant d’une vieille lime que l’on débute la réalisation. Celle-ci est placée à la forge jusqu’à prendre une couleur orangée tirant sur le jaune. Paulo rappelle qu’il existe une échelle de couleur qui peut indiquer la température de chauffe à une cinquantaine de degrés près.

Une forge à gaz permet une chauffe plus homogène et maîtrisable qu’une forge à charbon. Idéal pour les débutants. ©Alban Cambe

Dessinant à la craie sur son enclume, Paulo nous explique le principe de formation d’un angle dans le métal. Incandescent, celui-ci doit être percuté sur l’arête de l’enclume pour étirer une lentille qui deviendra une sorte de petite queue. Le travail du métal est réalisé au sortir de la forge tant qu’il reste rougeoyant.

« Plus on tape sur le métal, plus il reste rouge longtemps ! Ça fait parti des petits défis que l’on se lance entre forgerons. »

Dessin à la craie pour expliquer le détachement d’une lentille sur la lime.©Alban Cambe

Dès que le métal redescend en température, il faut le replacer à la forge. Quelques secondes de travail pour quelques minutes de chauffe s’alternent régulièrement. Peu à peu, une lentille se détache de l’extrémité de la lime. Elle doit être constamment redressée, réorientée, disciplinée durant tout l’allongement jusqu’à atteindre la taille souhaitée.

Paulo Simoes dans son élément, il travaille plusieurs pièces à la fois pour ne pas avoir à attendre durant les périodes de chauffe.©Alban Cambe

Travaillant habituellement plusieurs pièces à la fois, Paulo prend le temps entre chaque chauffe de nous expliquer le pourquoi de ses gestes. Il dessine à la craie de Briançon, qui résiste à la chaleur, sur la lime pour nous montrer où il souhaite couper l’objet. Une tranche d’enclume est mise en place, malgré son aspect de ciseau massif, il faudra frapper la lime longuement pour l’amincir puis la plier sur la zone de fragilité avant de pouvoir, enfin, décrocher la pièce qui sera le futur briquet.

La lime est coupée à l’endroit voulue en la frappant entre une tranche d’enclume et le marteau. ©Alban Cambe

Constamment redressé et aplati, le briquet prend forme. À chaque percussion, des lèvres peuvent se former ou l’objet perd de sa planéité. Il faut ainsi maîtriser le matériau avant de procéder aux étapes suivantes. Encore rougeoyant, celui-ci se voit apposer le poinçon de l’artisan : les lettres « P.S »

Le briquet doit constamment être aplani et retravaillé pour lui donner une forme régulière.©Alban Cambe

On souhaite réaliser une volute torsadée. Pour cela, on commencera par vriller la queue à l’aide d’un étau et d’une pince avant de venir travailler sur la bigorne de l’enclume pour former des enroulement. Cette dernière étape, délicate fait appel à un marteau plus léger, nous montrant ainsi que le travail de forgeron sait aussi être subtil.

Le métal est vrillé à l’aide d’un étau et d’une pince. Notez les croûtes de calamine. ©Alban Cambe

 Enroulement au bord de l'enclume et sur la bigorne. La volute est formée. ©Alban Cambe

 La forme générale de l’objet est donnée, il faut encore le passer à la bande abrasive et tremper le métal. ©Alban Cambe

Il s’agit désormais de peaufiner l’objet et de le rendre fonctionnel. Si la forme finale est acquise, le métal doit encore subir quelques (mauvais) traitements avant de pouvoir fournir d’éblouissantes étincelles. Le premier d’entre eux est le passage au backstand : une machine sur laquelle sont montées des bandes abrasives, le tout est entraîné par des moteurs de 2CV (sic) et permet ainsi d’éroder progressivement le métal. C’est un passage obligé dans la réalisation de couteaux pour obtenir une forme précise ou pour façonner les émoutures. Le briquet médiéval doit venir racler contre une arête de silex, cette surface de contact doit ainsi être lissée, les aspérités liées au façonnage brut de forge empêcheraient d’obtenir des étincelles.

 Le passage au backstand offre au briquet une surface de percussion nette et précise. ©Alban Cambe

La dernière étape, peut être la plus importante, arrive. Le briquet est remis en chauffe, Paulo prépare une écuelle d’eau tiède. Le but de la manœuvre est d’offrir un tranchant solide au silex, la trempe va permettre de rigidifier l’acier sur la surface de frappe. On parle de trempe sélective puisque, ici, seule la partie percussive du briquet va être placée dans l’eau afin que le reste de l’objet conserve des propriétés de résilience. « Si l’on trempait tout le briquet, il deviendrait cassant au niveau de la volute. »
 La trempe est sélective, seule la partie qui sera au contact du silex va être placée dans l’eau. ©Alban Cambe

Finalement, l’objet est légèrement poli, il conservera son aspect « brut de forge ». Immédiatement testé dans l’atelier, il remplira sa fonction avec brio lors des sorties bivouac et Bushcraft. On remarquera sur les côtés une texture en croisillons, adoucie par le travail du marteau, témoignage de l’objet de départ. « Je fais des briquets un peu épais, les gens préfèrent quand l’objet est massif. Alors qu’en fait, la surface qui s’use à chaque fois est limitée. Ce qui compte, c’est plutôt la profondeur. » ajoute Paulo.

Les briquets médiévaux se retrouve dans la culture Européenne depuis l’antiquité. On peut en lire une mention dans l’oeuvre de Victor Hugo, « Les Misérables » lorsque Jean Valjean ramène la petite Cosette dans la maison Gorbeau ou dans la chanson « Au clair de la Lune » : « Va chez la voisine, Je crois qu'elle y est, Car dans sa cuisine, On bat le briquet.» Ces objets ont ainsi démontré leur valeur durant une période de plus de 2000 ans. Ils seront cependant rapidement détrônés par les allumettes suédoises, plus pratiques, permettant l’obtention directe d’une flamme, qui s’imposeront en 1890 en France.

 Le briquet médiéval, terminé, dans la main de son créateur. On devine encore la texture de la lime sur les côté. ©Alban Cambe



Paulo Simoes est forgeron, il transmet sa passion au-travers de stages dans la forge du Menez-Hom en Bretagne. Vous pouvez le retrouver sur les réseaux sociaux et sur son site : simoespaulo.com

Un grand merci à lui pour l'accueil et pour m'avoir mis la main à la pâte.

vendredi 3 août 2018

07:30

Bootcamp : Krav Maga et Bushcraft

Stage de rentrée exclusif en Île-de-France (Yvelines) !

Un week-end mêlant Krav Maga (self-défense) et Bushcraft (et/ou Survie dans la nature) :
- Emmanuel Espérou : ceinture noire, 2ème Darga de Krav Maga FEKM (association Talion Krav Maga).
- Alban Cambe : Formateur Bushcraft (association Nature Aventure Survie), auteur et collaborateur pour le magazine Survival.


Les participants seront initiés aux techniques de défense face à des assaillants armés ou non (mains nues, bâtons, couteaux, armes à feu) tout en découvrant les ressources naturelles au-travers de diverses activités emblématiques : allumage de feu, bivouac, purification de l'eau, etc...

Pour toute demande d'information, vous pouvez contacter le club Talion Krav Maga aux coordonnées indiquées sur l'affiche.

Bonnes vacances, bon Bushcraft !

dimanche 17 juin 2018

09:00

Le Nid : Berceau des flammes

De nos jours, l’obtention d’une flamme est aisée: allumette ou briquet à gaz nous facilitent amplement la tâche. Pourtant, depuis l’âge de pierre jusqu’au XIXème siècle, l’humanité a principalement utilisé des méthodes d’allumage de feu que l’on pourrait qualifier d’indirectes avec des techniques ne créant qu'une braise. Le rôle du nid est alors d'autoriser la transformation de la braise en véritables flammes.

Un nid constitué de papier bouleau, d'ajoncs et de bruyères.
Remarquez la braise en son sein. Photo ©Alban Cambe


Il est possible d’obtenir du feu en plaçant directement la braise dans un nid d’herbes sèches ébouriffées. Cependant, en conditions humides, l’opération sera plus que difficile c’est pourquoi il peut être judicieux de « booster » ce simple fagot de fibres pour en faire un outil hautement efficace. Le rôle de votre nid, afin de maximiser vos chances de réussite en toutes occasions, sera de :
  • Consolider et étendre la braise.
  • Transformer la braise en flammes.
  • Faire perdurer la combustion et les flammes le temps de bâtir un foyer digne de ce nom.

Souffler sur la braise permet de transmettre la combustion aux matériaux du nid. 
Photo ©Alban Cambe


Avec une bonne sélection des matériaux, le nid facilite grandement la formation de flammes. 
Photo ©Alban Cambe

La vidéo suivante a pour but de montrer qu'un panel important de matériaux naturels peut être mis à profit en toute saison et/ou conditions climatiques. Il est difficile d'être exhaustif, je ne vous présente que les éléments que j'ai personnellement testés.

Bon visionnage, bon Bushcraft !

La fabrication détaillée du nid est présentée dans l'ouvrage "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" :

lundi 28 mai 2018

01:14

Rencontre avec Boris (TechSurv) au Salon du Survivalisme

Le salon du Survivalisme fut l'occasion de rencontrer quelques personnalités bien connues sur Youtube. Voici quelques extraits et quelques reportages qui retracent ce week-end.


Extrait 1 : Fin de la conférence

Extrait 2 : Rencontre avec Boris

Reportage en entier (50:21)

Bon visionnage, bon Bushcraft !


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