À la Une

lundi 10 décembre 2018

08:38

Bushcraft et survivalisme : entretien chez Alex Ricwald

Conversation avec Alex Ricwald sur les questions d'autonomie et de survivalisme.

Alex propose des entretiens avec différents acteurs du "survivalisme" pour en dresser un portrait multiple et varié à contre-courant de l'image véhiculée par les média.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour vous rendre sur son site et écouter l'entretien.

https://www.alexricwald.fr/contenu/

Alex est également l'auteur de l'ebook "Devenir Survivaliste" disponible sur Amazon Kindle.


Retrouvez ses différentes activités sur son site : http://alexricwald.fr

mercredi 7 novembre 2018

03:28

Défi : le feu avec une seule allumette !


Allumer un feu est une compétence de base à maîtriser pour qui souhaite s’aventurer dans la nature. Le feu réchauffe et réconforte après une journée de marche, il permet de faire cuire sa nourriture et de purifier de l’eau, il permet de faire sécher ses vêtements… Ses implications physiques et psychologiques sont presque infinies rien qu’en terme de confort ; ne parlons même pas d’une situation de survie.

 Et s'il ne vous restait plus qu'une seule allumette, parviendriez-vous 
à allumer un feu ? Photo ©Alban Cambe



En Bushcraft, on a très vite tendance à privilégier des méthodes d’allumage un peu tape-à-l’oeil tels que le feu par friction, le firesteel ou le briquet à silex (pour ne citer qu’eux) cependant, les bonnes vieilles allumettes valent également leur pesant d’or et demandent à être maniées avec subtilité pour être pleinement efficaces.



Les stagiaires participant à l’un des stages de Bushcraft de l’association Nature Aventure Survie n’y coupent pas, il s’agit de leur baptême du feu. C’est un défi qui fait toujours sourire tant les règles sont simples : une allumette, quinze minutes en pleine nature, le chrono tourne. Il convient de s’y frotter régulièrement, au moins une fois par saison pour en saisir toutes les subtilités. L’hiver étant bien installé, le feu trouve toute son utilité et vous gratifiera d’une douce chaleur bien méritée en cas de succès.


 Le baptême du feu, une épreuve simple mais dont le taux d’échec est étonnamment élevé. Photo ©Alban Cambe







Les règles du défi :

- Une seule allumette avec son grattoir à transporter sur votre personne.

- Rendez-vous en pleine nature et décidez d’une zone restreinte.

- Lancez un chronomètre ou mieux, un décompte, pour quinze minutes. Si le temps est écoulé sans qu’une flamme ne soit visible, le défi est raté.

- Vous pouvez adapter la difficulté en vous privant d’un couteau, en pratiquant sans gants en plein hiver, en n’utilisant qu’une seule main… Soyez créatifs !




I – Sélection des matériaux

Comme toujours avec le feu, c’est la préparation en amont de l’allumage qui détermine le succès ou non de l’opération.



Il est envisageable (et vivement conseillé) de faire usage d’initiateurs de feu si le milieu peut vous en fournir : fougères mortes sur pied et sèches (elles sont alors craquantes), akènes divers si tant est qu’on puisse en trouver des secs (clématite, massette, sureau hièble…) ou même écorce de bouleau si tant est que vous en trouviez sur un arbre mort. Il faudra que le bois soit en état de décomposition suffisant pour autoriser l’arrachage à mains nues si vous avez fait le choix de ne pas utiliser de couteau !


 Les initiateurs de feu doivent être secs, fibreux et aérés pour permettre de faire grossir la flamme de l’allumette. Photo ©Alban Cambe



Le petit bois doit être sélectionné avec soin. On évitera de le collecter au sol où il sera probablement chargé d’humidité mais on préférera se tourner vers des brindilles, les plus fines possibles, encore accrochées à leur arbre. Elles doivent être sèches et mortes et satisferont alors au « clac-test » c’est-à-dire qu’elles se briseront nettement avec un claquement bien sec. Les meilleurs essences pour ces brindilles seront chargées de résine : Sapins, épicea, pins, cyprès, etc. mais on pourra se tourner vers du bouleau qui brûle également vivement.


 Des herbes mortes ramassées à même le sol, mauvaise idée ! Photo ©Alban Cambe





Maintenant vient le moment le plus fastidieux : le tri. Décortiquez votre récolte pour isoler les brindilles les plus fines. Cela permet également de sentir le bois qui n’est pas bien sec (il se casse mal) et de l’éliminer. Il doit rester un fagot suffisamment conséquent pour qu’on doive le transporter à deux mains. Les brindilles les plus fines auront la taille d’une mine de crayon, viennent ensuite les branches de la taille d’un crayon puis d’un doigt et ainsi de suite…


 Sur les arbres morts et au bois pourri, l’écorce de bouleau se décolle facilement mais il faut éliminer l’écorce interne potentiellement riche en eau. Photo ©Alban Cambe



II – Préparation du foyer

Mettre la terre à nu sur environ 2 mètres de diamètre. La litière forestière est ainsi rejetée sur le contour d’une zone neutre. Édifier une plate-forme à partir de branches mortes et sèches d’une taille supérieure à celle du pouce. C’est sur cet édifice que vous construirez votre foyer. La plate-forme permet d’affranchir le combustible de l’humidité du sol tout en autorisant son oxygénation. In fine, elle se consumera comme n’importe quel pièce de bois sec.


 Une zone neutre, une plate-forme de bois sec et deux fagots de petit bois pour faire face à des conditions humides. Photo ©Alban Cambe



Si le combustible est limité, on commencera par allumer le petit bois avant de superposer les branches avec un angle de 90° entre chaque étage. Cela permet de conserver une bonne aération du foyer. Dans ce cas, conserver le bois à portée de main. Si la récolte a été plus fructueuse en revanche, on peut se lancer dans un foyer _top down_ où le bois de gabarit le plus important se situe en bas de la pile, chaque étage voyant le diamètre des branches diminuer et l’orientation changer de 90°.


 Les brindilles de bouleau font un excellent petit bois même en
conditions humides. Photo ©Alban Cambe



III – Allumage

Voici la phase la plus délicate où la quasi totalité des personnes s’étant frottées au baptême du feu se sont cassé les dents.


 Les allumettes type OTAN résistent à l’immersion et au vent en raison de leur tête initiatrice très étalée. Une résine en protège le sommet. Photo ©Alban Cambe






Une boîte d’allumettes en écorce de bouleau. Disposer les têtes vers le bas et coller un grattoir sous le couvercle. Photo ©Alban Cambe

 Si la plupart des allumettes du commerce sont à section carrée, les allumettes en papier que l’on trouve facilement dans les bars sont aplaties. De façon transversale, leur meilleure résistance viendra de l’épaisseur la plus forte. De façon longitudinale, c’est la longueur de l’allumette qui fait tout, on préférera donc exercer une force plus importante sur ce plan. Pour limiter les risques de casse, on viendra tirer la tige coincée entre le pouce et le majeur tout en maintenant l’extrémité collée contre le grattoir à l’aide d’un index placé juste au-dessous de la tête. La flamme jaillit du néant grâce à la friction, il ne reste plus qu’à protéger celle-ci par une main en coupe et rapprocher l’ensemble de notre corps.

Pour gratter votre seule allumette, la technique est capitale !










Allumer l’initiateur de feu en plaçant la flamme de l’allumette à environ un centimètre en-dessous. Ne jamais mettre en contact la tête d’allumette et le combustible, cela pourrait étouffer la combustion et ruiner tous vos efforts. Une fois que les flammes se développent, placer d’autres poignées de petit bois juste au-dessus (aucun contact encore une fois) et ne déposer le combustible sur le foyer que lorsque les flammes s’élèvent de plusieurs centimètres.



L’initiateur est allumé par le dessous sans jamais entrer en contact avec l’allumette. On procède de la même façon pour les fagots de petit bois. Photo ©Alban Cambe




Une fois les premières flammes obtenues, ajouter du bois petit à petit en intercalant chaque étage à 90° pour favoriser l’aération du foyer. Photo ©Alban Cambe



CONCLUSION

Le feu avec une seule allumette se pratique pour plusieurs raisons :

  • Il vous astreint à une excellente sélection des matériaux et une non moins bonne préparation de votre foyer.
  • Il vous oblige à être méticuleux avec votre moyen de produire une flamme.
  • Il met en évidence l’importance de la phase post-allumage où les flammes sont encore frêles.



Surtout, il vous confortera dans l’idée qu’il ne faut jamais se reposer sur un seul moyen d’allumer un feu. Il va de soi que pour un « kit feu » (voir Hors Série Survival #1), on sélectionnera plusieurs méthodes d’allumage. Le simple briquet BIC étant la solution la plus simple en cas de coup dur.

Les allumettes semblent presque être de l’anti-jeu dans ce défi mais sortez dans la forêt proche de chez vous et essayez par temps sec, humide, sous la pluie, sous la neige… Il ne tient qu’à vous de tenter la même chose par la suite avec des moyens plus complexes comme un firesteel, un briquet à silex ou pneumatique et pourquoi pas, une méthode faisant appel à la friction. Bon courage !



Pour ne pas se retrouver pris au dépourvu, un kit feu pour le Bushcraft doit contenir plusieurs façons de produire des flammes. Photo ©Alban Cambe

Bon défi, bon Bushcraft !

Retrouvez davantage d'astuces et de techniques pour allumer un feu dans le livre

mardi 4 septembre 2018

04:33

Forge d’un briquet médiéval avec Paulo Simoes

L’allumage de feu au silex remonte à la nuit des temps. L’homme a d’abord tiré parti de minéraux ferreux tels que la pyrite ou la marcassite avant de maîtriser le travail du métal. L’invention de l’acier (alliage de fer et de carbone) a permis la confection de briquets produisant de meilleures étincelles et simplifiant l’action d’allumage. Ces briquets dits « médiévaux » sont en effet percutés contre une arête tranchante de silex afin d’embraser un amadou. Ce dernier va fournir une braise qui sera transformée en flammes dans un nid fibreux.

Le briquet médiéval permet de produire des étincelles au contact d’un morceau de silex. Photo ©Alban Cambe

En visite chez le forgeron Paulo Simoes, nous avons pu assister à la naissance d’un briquet à silex forgé. Partant d’une chute de métal, on aboutit en quelques minutes à un objet joliment travaillé et fonctionnel.

« J’ai beaucoup échangé avec des troupes de reconstitution historique. commente Paulo. Mais désormais, je ne suis plus dans la reproduction, je préfère laisser libre court à mon imagination. Il ne faut pas perdre de vue l’usage du briquet en tant qu’outil. »

Traditionnellement, les briquets (ce mot est issu du Hollandais bricke signifiant pierre à feu) étaient forgés à partir de vieilles limes, l’acier trempé de ces objets ayant une bonne proportion de carbone. « La plupart des limes modernes sont cémentées, uniquement enrichies en carbone en surface, le métal à l’intérieur est médiocre pour réaliser des briquets ! Le seul moyen de s’en rendre compte, c’est d’échantillonner. »

Heureusement, Paulo aime chiner et parcourir les brocantes à la recherche d’acier de qualité. « C’était mieux avant » pourrait-on dire. Au-delà des vieilles limes, il est tout à fait possible d’utiliser de l’acier type XC75.

Les vieilles limes ont été traditionnellement utilisées en Occident pour forger des briquets médiévaux.©Alban Cambe

C’est donc en partant d’une vieille lime que l’on débute la réalisation. Celle-ci est placée à la forge jusqu’à prendre une couleur orangée tirant sur le jaune. Paulo rappelle qu’il existe une échelle de couleur qui peut indiquer la température de chauffe à une cinquantaine de degrés près.

Une forge à gaz permet une chauffe plus homogène et maîtrisable qu’une forge à charbon. Idéal pour les débutants. ©Alban Cambe

Dessinant à la craie sur son enclume, Paulo nous explique le principe de formation d’un angle dans le métal. Incandescent, celui-ci doit être percuté sur l’arête de l’enclume pour étirer une lentille qui deviendra une sorte de petite queue. Le travail du métal est réalisé au sortir de la forge tant qu’il reste rougeoyant.

« Plus on tape sur le métal, plus il reste rouge longtemps ! Ça fait parti des petits défis que l’on se lance entre forgerons. »

Dessin à la craie pour expliquer le détachement d’une lentille sur la lime.©Alban Cambe

Dès que le métal redescend en température, il faut le replacer à la forge. Quelques secondes de travail pour quelques minutes de chauffe s’alternent régulièrement. Peu à peu, une lentille se détache de l’extrémité de la lime. Elle doit être constamment redressée, réorientée, disciplinée durant tout l’allongement jusqu’à atteindre la taille souhaitée.

Paulo Simoes dans son élément, il travaille plusieurs pièces à la fois pour ne pas avoir à attendre durant les périodes de chauffe.©Alban Cambe

Travaillant habituellement plusieurs pièces à la fois, Paulo prend le temps entre chaque chauffe de nous expliquer le pourquoi de ses gestes. Il dessine à la craie de Briançon, qui résiste à la chaleur, sur la lime pour nous montrer où il souhaite couper l’objet. Une tranche d’enclume est mise en place, malgré son aspect de ciseau massif, il faudra frapper la lime longuement pour l’amincir puis la plier sur la zone de fragilité avant de pouvoir, enfin, décrocher la pièce qui sera le futur briquet.

La lime est coupée à l’endroit voulue en la frappant entre une tranche d’enclume et le marteau. ©Alban Cambe

Constamment redressé et aplati, le briquet prend forme. À chaque percussion, des lèvres peuvent se former ou l’objet perd de sa planéité. Il faut ainsi maîtriser le matériau avant de procéder aux étapes suivantes. Encore rougeoyant, celui-ci se voit apposer le poinçon de l’artisan : les lettres « P.S »

Le briquet doit constamment être aplani et retravaillé pour lui donner une forme régulière.©Alban Cambe

On souhaite réaliser une volute torsadée. Pour cela, on commencera par vriller la queue à l’aide d’un étau et d’une pince avant de venir travailler sur la bigorne de l’enclume pour former des enroulement. Cette dernière étape, délicate fait appel à un marteau plus léger, nous montrant ainsi que le travail de forgeron sait aussi être subtil.

Le métal est vrillé à l’aide d’un étau et d’une pince. Notez les croûtes de calamine. ©Alban Cambe

 Enroulement au bord de l'enclume et sur la bigorne. La volute est formée. ©Alban Cambe

 La forme générale de l’objet est donnée, il faut encore le passer à la bande abrasive et tremper le métal. ©Alban Cambe

Il s’agit désormais de peaufiner l’objet et de le rendre fonctionnel. Si la forme finale est acquise, le métal doit encore subir quelques (mauvais) traitements avant de pouvoir fournir d’éblouissantes étincelles. Le premier d’entre eux est le passage au backstand : une machine sur laquelle sont montées des bandes abrasives, le tout est entraîné par des moteurs de 2CV (sic) et permet ainsi d’éroder progressivement le métal. C’est un passage obligé dans la réalisation de couteaux pour obtenir une forme précise ou pour façonner les émoutures. Le briquet médiéval doit venir racler contre une arête de silex, cette surface de contact doit ainsi être lissée, les aspérités liées au façonnage brut de forge empêcheraient d’obtenir des étincelles.

 Le passage au backstand offre au briquet une surface de percussion nette et précise. ©Alban Cambe

La dernière étape, peut être la plus importante, arrive. Le briquet est remis en chauffe, Paulo prépare une écuelle d’eau tiède. Le but de la manœuvre est d’offrir un tranchant solide au silex, la trempe va permettre de rigidifier l’acier sur la surface de frappe. On parle de trempe sélective puisque, ici, seule la partie percussive du briquet va être placée dans l’eau afin que le reste de l’objet conserve des propriétés de résilience. « Si l’on trempait tout le briquet, il deviendrait cassant au niveau de la volute. »
 La trempe est sélective, seule la partie qui sera au contact du silex va être placée dans l’eau. ©Alban Cambe

Finalement, l’objet est légèrement poli, il conservera son aspect « brut de forge ». Immédiatement testé dans l’atelier, il remplira sa fonction avec brio lors des sorties bivouac et Bushcraft. On remarquera sur les côtés une texture en croisillons, adoucie par le travail du marteau, témoignage de l’objet de départ. « Je fais des briquets un peu épais, les gens préfèrent quand l’objet est massif. Alors qu’en fait, la surface qui s’use à chaque fois est limitée. Ce qui compte, c’est plutôt la profondeur. » ajoute Paulo.

Les briquets médiévaux se retrouve dans la culture Européenne depuis l’antiquité. On peut en lire une mention dans l’oeuvre de Victor Hugo, « Les Misérables » lorsque Jean Valjean ramène la petite Cosette dans la maison Gorbeau ou dans la chanson « Au clair de la Lune » : « Va chez la voisine, Je crois qu'elle y est, Car dans sa cuisine, On bat le briquet.» Ces objets ont ainsi démontré leur valeur durant une période de plus de 2000 ans. Ils seront cependant rapidement détrônés par les allumettes suédoises, plus pratiques, permettant l’obtention directe d’une flamme, qui s’imposeront en 1890 en France.

 Le briquet médiéval, terminé, dans la main de son créateur. On devine encore la texture de la lime sur les côté. ©Alban Cambe



Paulo Simoes est forgeron, il transmet sa passion au-travers de stages dans la forge du Menez-Hom en Bretagne. Vous pouvez le retrouver sur les réseaux sociaux et sur son site : simoespaulo.com

Un grand merci à lui pour l'accueil et pour m'avoir mis la main à la pâte.

vendredi 3 août 2018

07:30

Bootcamp : Krav Maga et Bushcraft

Stage de rentrée exclusif en Île-de-France (Yvelines) !

Un week-end mêlant Krav Maga (self-défense) et Bushcraft (et/ou Survie dans la nature) :
- Emmanuel Espérou : ceinture noire, 2ème Darga de Krav Maga FEKM (association Talion Krav Maga).
- Alban Cambe : Formateur Bushcraft (association Nature Aventure Survie), auteur et collaborateur pour le magazine Survival.


Les participants seront initiés aux techniques de défense face à des assaillants armés ou non (mains nues, bâtons, couteaux, armes à feu) tout en découvrant les ressources naturelles au-travers de diverses activités emblématiques : allumage de feu, bivouac, purification de l'eau, etc...

Pour toute demande d'information, vous pouvez contacter le club Talion Krav Maga aux coordonnées indiquées sur l'affiche.

Bonnes vacances, bon Bushcraft !

dimanche 17 juin 2018

09:00

Le Nid : Berceau des flammes

De nos jours, l’obtention d’une flamme est aisée: allumette ou briquet à gaz nous facilitent amplement la tâche. Pourtant, depuis l’âge de pierre jusqu’au XIXème siècle, l’humanité a principalement utilisé des méthodes d’allumage de feu que l’on pourrait qualifier d’indirectes avec des techniques ne créant qu'une braise. Le rôle du nid est alors d'autoriser la transformation de la braise en véritables flammes.

Un nid constitué de papier bouleau, d'ajoncs et de bruyères.
Remarquez la braise en son sein. Photo ©Alban Cambe


Il est possible d’obtenir du feu en plaçant directement la braise dans un nid d’herbes sèches ébouriffées. Cependant, en conditions humides, l’opération sera plus que difficile c’est pourquoi il peut être judicieux de « booster » ce simple fagot de fibres pour en faire un outil hautement efficace. Le rôle de votre nid, afin de maximiser vos chances de réussite en toutes occasions, sera de :
  • Consolider et étendre la braise.
  • Transformer la braise en flammes.
  • Faire perdurer la combustion et les flammes le temps de bâtir un foyer digne de ce nom.

Souffler sur la braise permet de transmettre la combustion aux matériaux du nid. 
Photo ©Alban Cambe


Avec une bonne sélection des matériaux, le nid facilite grandement la formation de flammes. 
Photo ©Alban Cambe

La vidéo suivante a pour but de montrer qu'un panel important de matériaux naturels peut être mis à profit en toute saison et/ou conditions climatiques. Il est difficile d'être exhaustif, je ne vous présente que les éléments que j'ai personnellement testés.

Bon visionnage, bon Bushcraft !

La fabrication détaillée du nid est présentée dans l'ouvrage "Nature Aventure Survie : guide pratique du Bushcraft" :

lundi 28 mai 2018

01:14

Rencontre avec Boris (TechSurv) au Salon du Survivalisme

Le salon du Survivalisme fut l'occasion de rencontrer quelques personnalités bien connues sur Youtube. Voici quelques extraits et quelques reportages qui retracent ce week-end.


Extrait 1 : Fin de la conférence

Extrait 2 : Rencontre avec Boris

Reportage en entier (50:21)

Bon visionnage, bon Bushcraft !


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vendredi 25 mai 2018

02:14

Camps de survie, le nouvel engouement pour la vie sauvage

Le 24 mai 2018, j'étais l'invité de l'émission "7 milliards de voisins" sur RFI pour discuter de la "mode" du survivalisme, de la survie et du Bushcraft.



Ce fut l'occasion de revenir sur quelques mythes et de remettre à plat certaines conceptions erronées sur ces milieux aussi variés que complexes. Les clichés sont légions dans le monde très large de la "Survie" et sont malheureusement souvent véhiculés par les médias (on pensera aux travaux d'un "sociologue" en particulier). On notera l'intervention de mon amie Laurence Talleux, spécialiste des plantes sauvages.



Vous pouvez écouter l'intégralité de l'émission en suivant CE LIEN.


jeudi 17 mai 2018

12:35

Stage de Bushcraft - camp de printemps 2018

Les 12 et 13 mai dernier s'est tenu le stage de Bushcraft de l'association "Nature Aventure Survie".


Malgré une météo un peu capricieuse durant la soirée du samedi, les stagiaires ont pu découvrir différentes méthodes pour allumer un feu, cuisiner des plantes sauvages, construire des abris, etc...

Un bon moment passé en famille et dans un groupe fort sympathique !

Prochain stage : les 25 et 26 août 2018
sur le terrain de l'association PSA Ropenard (Ille-et-Vilaine)
pour vous inscrire, c'est par ici !

Cliquez sur les photos pour les agrandir.














Pour vous inscrire à un prochain stage ou une sortie, utilisez le formulaire de contact (Rubrique CONTACT --> M'ECRIRE UN MAIL) ou visitez les pages "STAGES" ou "SORTIES".