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mercredi 14 février 2018

Le feu au briquet pneumatique

Parmi les méthodes d’allumage de feu originales, on peut citer le briquet à piston ou briquet pneumatique qui fait appel à la compression des gaz pour élever la température d’un amadou. Selon la légende, ce type de procédé aurait inspiré à Monsieur Diesel son célèbre moteur thermique.


Le briquet pneumatique se présente sous la forme d’un tube dans lequel s’insère une tige fine. Cette dernière présente une petite alvéole permettant d’accueillir qui un morceau d’étoupe, qui un bout d’amadou, qui du coton carbonisé.

De gauche à droite : couvercle du compartiment à amadou, piston, cylindre creux, valve d’étanchéité. Photo © Alban Cambe

L’origine exacte du briquet à piston ou briquet pneumatique pose encore question. On attribue son invention à certaines peuplades asiatiques usant de sarbacanes pour la chasse. En effet, lors de la réalisation de la cavité centrale de l’arme, on a pu, par hasard, découvrir que la compression de l’air dans un tuyau hermétique élève la température du matériau interne.
Ce procédé semble avoir été redécouvert de façon totalement indépendante en 1745 par un italien fabriquant des armes à air comprimé. En 1807, les premiers brevets pour des briquets pneumatiques à part entière sont déposés simultanément en Angleterre et en France, ils deviennent fugitivement des moyens d’allumer un feu utilisés par les ménages en remplacement du traditionnel briquet à silex. Cependant, en 1844, les premières allumettes chimiques apparaissent et se répandent en occident à vitesse grand V.

Le briquet pneumatique est un instrument possédant de nombreuses sources de défaillances potentielles Photo © Alban Cambe

On place un petit fragment d’amadou (au sens large) à l’extrémité de la tige. Cette dernière est enclenchée dans le tube et l’on vient propulser le plus vivement possible l’ensemble du mécanisme dans le tube principal. Sous la pénétration rapide de la tige au diamètre parfaitement étudié pour combler la cavité du tube, l’air emprisonné est brusquement compressé. La chaleur étant la traduction physique de l’agitation des molécules, le gaz se retrouve comprimé brusquement, ses particules en suspension occupent un plus petit espace, la température s’élève très vite. Si l’effort est suffisamment brusque, l’augmentation de la température sera assez vive pour provoquer la combustion spontanée de l’amadou. On obtient une braise.

Voici la procédure en vidéo, vous y trouverez également un guide de résolution des problèmes courants, comment réaliser un nid fibreux de qualité même par temps humide ainsi qu'une courte description du briquet que j'utilise ici.


NB : Le briquet utilisé ici a été acheté chez ArmesBastille.fr

Bonne journée, bon Bushcraft !